Se donner des opportunités!

Nouvelles

Formation à distance, votre secondaire où et quand vous voulez

La Commission scolaire vous offre maintenant la possibilité de suivre votre formation à distance.

Destinée aux élèves qui ont des enjeux à être présent aux centres de formation, cette formule vous permets de suivre les modules nécessaires à l’obtention des cours manquants pour votre DES.

Les enseignants responsables sont disponibles et à l’écoute. Vous pouvez même acheter vos cahiers de formation directement sur le site web, des frais de 5$ s’ajouterons pour la livraison.

Vous pourrez ainsi compléter votre cours dans le confort de votre domicile, ou à l’endroit qui vous convient, au moment qui vous convient.

Pour cela, il faut vous inscrire en ligne, payer les frais de session et obtenir les modules nécessaires à l’obtention du cours.

  1. Rendez-vous avec la conseillère en orientation pour établir le cursus. Possibilité de rencontre téléphonique et d’envois des documents pour compléter l’inscription avec la mention copie conforme (authentifier par un commissaire en assermentation).
  2. Réception de la liste des enseignants-ressources.
  3. Achat des livres (en ligne ou dans un magasin d’un centre de formation des adultes).
  4. Débute le livre à la maison, en cas de problème, il peuvent communiquer avec l’enseignant dont les coordonnées sont indiquées sur la feuille soumise.
  5. Réalisation des cours et obtention du diplôme.

 

Jean-Sébastien Michaud: Témoignage à lire pour les élèves du CEA Champlain

Je ne peux pas vraiment affirmer que je détestais l’école lorsque j’étais jeune. J’avais
généralement de très bons résultats ! Cependant, surtout au secondaire, j’étais une proie de choix pour les intimidateurs : j’étais timide et je n’aimais pas particulièrement le sport. En 2005, j’ai fini par lâcher mes études au secteur des jeunes ; je crois que j’étais rendu à mon secondaire 4. Honnêtement, je n’arrivais plus à supporter mes camarades de classe. Je n’avais plus envie de fréquenter un endroit où les élèves dévalorisent le potentiel de ceux qui peuvent (et veulent) apprendre.

Je me rappelle très bien avoir entrepris mes études au Centre Champlain à l’automne 2005. J’ai fréquenté cet établissement de septembre 2005 à mai 2009. J’aurais dû terminer bien avant cela, mais je manquais de motivation pour plusieurs raisons. Premièrement, je ne savais pas du tout ce que je voulais faire lorsque je terminerais mon secondaire. Deuxièmement, mes amis avaient lâché avant d’obtenir leur diplôme ; ils avaient l’air d’être bien contents de travailler au salaire minimum plutôt que d’aller à l’école. Troisièmement, j’avais l’impression qu’un passage dans un établissement pour adultes signifiait que je n’aurais jamais d’avenir (comme si aucun employeur
ne pourrait vouloir de moi à cause de cela).

Pour ces raisons, j’ai alterné entre des périodes où j’étudiais au Centre Champlain et d’autres où j’essayais autre chose. Il est dommage que j’aie perdu autant de temps lorsque j’étais si jeune, mais c’est tout de même en partie de ma faute. Concernant mon expérience au Centre Champlain, j’ai plutôt été chanceux. Je n’ai pas remarqué l’intimidation qui sévissait dans mon école secondaire. De plus, le niveau de l’enseignement était élevé. Je ne pense pas qu’on puisse recevoir un diplôme du Centre Champlain sans savoir écrire, lire, compter, etc. La formation est clairement assez forte pour obtenir l’accès à des programmes de DEP ou au cégep. J’ai aussi apprécié tous les enseignants qui m’ont formé.

Cela étant dit, le principal message que j’aimerais que vous reteniez tous de ce témoignage est que d’être passé par un centre d’éducation des adultes ne limite aucunement votre potentiel. Je pense que mon expérience personnelle risque de vous donner du courage, car elle vous montrera que le monde extérieur ne vous jugera pas selon votre parcours dans un centre d’éducation des adultes.

Laissez-moi vous résumer très brièvement mon parcours qui a suivi le Centre Champlain. J’avais 21 ans lorsque j’ai obtenu mon diplôme d’études secondaires. Aujourd’hui, à 30 ans, j’ai deux diplômes de niveau universitaire : je détiens un baccalauréat en philosophie et aussi une maîtrise en science, technologie et société. J’occupe présentement mon temps de deux manières. Premièrement, je réalise une thèse de doctorat sous la supervision d’un professeur de philosophie à l’Université de Montréal. Mon sujet de recherche est le rôle des modèles en climatologie. Deuxièmement, j’apprends tranquillement comment devenir réviseur-éditeur professionnel. Il s’agit d’une profession qui exige habituellement des études universitaires et qui peut offrir des salaires intéressants selon le niveau d’expérience. Je crois que je serai très heureux dans ce domaine.

À mon humble avis, vous aussi, vous pouvez réaliser toutes sortes de choses en terminant vos études secondaires. Que vous alliez sur le marché du travail après avoir complété votre
secondaire ou que vous vous tourniez vers davantage d’études (un DEP, le cégep ou l’université), les portes ne seront pas fermées simplement à cause de votre passage aux adultes. Vous devez tout simplement être motivés et avoir un but clair en tête. Lorsque vous doutez de vous, rappelez-vous que cela arrive à tout le monde ; ce n’est pas un signe que tout ira mal tout d’un coup. Vous devez aussi ne pas laisser votre passé définir qui vous serez à l’avenir. Ce n’est pas parce qu’on provient d’un milieu qui nous a fait connaître toutes sortes de difficultés que l’on ne sera jamais quelqu’un d’intéressant dans la vie. En fait, ces expériences plus difficiles peuvent même faire de vous une meilleure personne ! Elles peuvent vous rendre plus humain et plus ouvert à la différence.

Bien à vous,
Jean-Sébastien Michaud

Visionnez Le magazine hybride des élèves du CEA Champlain!

Les élèves du projet Cybercap du CEA Champlain ont réalisé un superbe magazine hybride de type webzine qu’on peut lire et feuilleter en cliquant ci-dessous.

Le projet Cybercap sert entre autres les jeunes de 18 à 25 ans qui sont en voie de terminer leur secondaire. Dans un parcours dynamique de 6 mois, les participants explorent les différentes facettes de la production numérique : infographie, animation 2D, vidéo et audio. Grâce au soutien d’une équipe de professionnels, ils acquièrent une série de connaissances techniques de base à travers la réalisation de projets stimulants pour des clients, tels que : sites Internet, logos, affiches promotionnelles, capsules vidéo et animations publicitaires.

Les élèves de la cohorte de janvier 2018 rédigent présentement la deuxième édition de la Revue Hybride et cette dernière sera en ligne d’ici quelques jours. Nous publierons le webzine sur ce site, lorsqu’il sera complété!

Prix littéraire en francisation pour une de nos élèves!

Le Centre d’éducation aux adultes Champlain est fier de compter parmi ses étudiants, Ana Hilda Vargas Sierra,  la récipiendaire d’un des prix littéraires du deuxième concours de littérature, « Le succès, c’est chic, la culture aussi »,  organisé par la Chambre de commerce latino-américaine du Québec (CCLAQ) et où se tenait le gala de récompense le 28 mars 2018.

 

Cet organisme de développement économique, sans but lucratif, a en effet pour mission de promouvoir le développement économique de la communauté latino-américaine du Québec et  de favoriser les échanges commerciaux entre le Québec et l’Amérique latine. Il a donc lancé cette année son deuxième concours de littérature en français afin de promouvoir notre langue parmi ses membres, et plus généralement ceux de la communauté latino-américaine du Québec.

 

Ana Hilda Vargas Sierra , colombienne d’origine et arrivée en 2016 au Québec, s’est inscrite au centre d’éducation aux adultes Champlain dans le programme de francisation (niveau 4). Depuis le mois de janvier 2018, elle suit de manière assidue le cours de français écrit « Écrire pour réussir ». Elle a reçu le deuxième prix dans la catégorie Nouvelle littéraire pour une texte intitulé Madame Samantha. Madame Vargas Sierra a trouvé sa source d’inspiration dans les événements de l’actualité mondiale en rapport avec le mouvement Me Too.

 

Une autre candidate du centre d’éducation aux adultes Champlain, Johanna Marcela Perez Luna, a aussi participé à ce concours et a présenté un conte pour enfant très imaginatif intitulé, Le Don magique.

 

Nous félicitons ces deux candidates pour leur amour de la langue française et pour leur persévérance dans leur apprentissage : elles ont réussi à transmettre leur passion littéraire dans une langue écrite dont elles viennent à peine de découvrir les règles.

 

Mille fois bravo!

Les efforts d’Azad Aly Rizvana récompensés!

Le 9 avril dernier s’est déroulée l’activité verdunoise des apprenants adultes à la mairie de Verdun. Les efforts, la persévérance ainsi que le courage de 86 adultes furent soulignés au cours de ce rassemblement des méritants.  Durant l’évènement, les participants ont partagé un brunch, ils ont pris part à des photos ainsi qu’à la signature du livre d’or, et ils ont assisté à des témoignages touchants comme celui d’Azad Aly Rizvana (une élève du secondaire au CÉA Champlain.

Voici le témoignage D’Azad:

  • Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs, bonjour. Je m’appelle Rizvana Azad Aly. Je suis une étudiante du centre d’éducation des adultes Champlain à Verdun depuis 2012. Je terminerai bientôt ma 5ème secondaire et j’ai été sélectionnée par mes enseignants pour être présente aujourd’hui.
  • Tout d’abord, je voudrais dire que je me sens chanceuse et privilégiée d’avoir repris mes études.
  • Les études sont importantes pour moi, car avec une 5ème secondaire, j’aurai plus de chances d’avoir un emploi et je pourrai faire des formations professionnelles.
  • Personnellement, j’aimerais travailler dans un service de garde en milieu scolaire.
  • Le retour aux études n’a pas été facile car j’ai quitté l’école à 13 ans. C’est surtout avec l’anglais et les mathématiques que j’ai dû faire preuve de persévérance.

 

  • Puisque j’ai commencé en alphabétisation, je me suis souvent sentie découragée en me disant que ce serait trop long. Mais aujourd’hui, quand je pense au métier que je veux faire, je trouve toujours la force de continuer.
  • J’ai réussi à rester motivée car mon mari m’a toujours encouragée.
  • Mes enseignants et les conseillères, aussi, ont toujours eu des mots d’encouragement.
  • J’aimerais à mon tour encourager mes collègues d’études en leur disant de ne pas baisser les bras et de garder leur objectif en tête.
  • Merci beaucoup